Quand on habite en ville, on cherche à profiter au maximum des espaces extérieurs. Les résidents en copropriété investissent même les toits terrasses quand c’est possible ! Comment aménager ces espaces pour en faire des lieux de rencontre ? Végétalisation, potager partagé, salle de sport à ciel ouvert ou simple coin détente… les idées ne manquent pas, encore faut-il pouvoir les réaliser.

S’approprier le toit terrasse des immeubles ne s’improvise pas. Avant tout, la dalle doit pouvoir supporter le poids des aménagements et la circulation du public même si celui-ci est restreint. L’accès et le toit doivent aussi être parfaitement sécurisés par des garde-corps. C’est d’ailleurs pour cette raison que la reconversion d’un toit terrasse en lieu de vie est plus facile à imaginer dans les immeubles récents (70 %) que dans l’ancien (30 %). Les dossiers pour la reconversion sont souvent très complexes à constituer et dans les immeubles anciens qui ont la chance de disposer d’une toiture plate, toutes ne sont pas forcément aménageables ni accessibles aux particuliers mais plutôt réservées aux équipes techniques chargées de l’entretien de l’immeuble. Les limites sont souvent techniques (de poids) mais aussi d’étanchéité et les travaux, très encadrés par des normes, ne doivent pas abîmer la structure. Il y a enfin des règles de bon voisinage à respecter et certains usages proscrits dans la plupart des résidences d’habitation : pas question de transformer le toit en rooftop à la mode ou en discothèque ! Laisser les résidents s’approprier le toit Pourtant les toits terrasses sont de plus en plus souvent pressentis pour créer du lien social dans les programmes neufs où ils sont pensés par les acteurs de la ville comme des lieux de vie. Dans ces programmes, les syndics, surtout ceux de la nouvelle génération demandent aux promoteurs de prévoir un minimum de choses et de ne surtout rien imaginer à la place des habitants qui doivent eux-mêmes s’approprier le toit. « À ce sujet, nous avons signé des contrats de partenariats avec les promoteurs de manière à mieux les accompagner afin qu’ils ne partent pas sur des idées difficilement administrables », précise Fabiola Berreira, la créatrice du syndic Faciliciti. Pour la reconversion des toits existants, l’entreprise, forte de ses expériences, peut proposer de multiples solutions, en gardant à l’esprit que transformer un toit inaccessible en toit accessible nécessite de nombreuses autorisations, des travaux de sécurisation et des votes en AG qui demandent du temps. « Cependant, les copropriétaires semblent de plus en plus motivés pour aller au bout des projets et le rôle des nouveaux syndics permet de décider des usages avec les copropriétaires », poursuit Fabiola Berreira.
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